Archive for the [Interviews] Category

J’allais commencer cette intro par “ça fait longtemps que je n’ai pas posté” mais il me semble que j’ai déjà commencé mes deux derniers posts par une phrase du genre. Ce qui, quelque part, en dit assez long sur l’organisation pour le moins anarchique de mon emploi du temps ces six derniers mois. Toutefois, après diverses tentatives pour améliorer l’ordre de visibilité de mes panels-temps via des techniques d’agendas virtuels sur réseaux multiples, j’ai enfin réussi à débloquer quelques heures afin d’effectuer un retour-prestige doublé d’une ré-organisation totale de ma collaboration au projet “Get The Curse – Horizon 2015″. Ce qui signifie techniquement que là, déjà, tu as une interview du plus gros groupe qu’on ait jamais eu sur Get The Curse, à savoir Depeche Mode (réalisée avec ma collègue Lorène Lenoir, présentée ici dans une version un poil plus longue que celle qui a été publiée par nos soins sur Yahoo la semaine dernière, et dont la version intégrale -environ 3 à 4 fois plus longue quand même- paraîtra, elle, dans le prochain numéro du magazine Noise, qui paraîtra début mai) et que dans les jours qui viennent, la ligne éditoriale du site va s’élargir quelque peu afin de nous permettre de retrouver un peu d’air sous cette minimal scarf qui commençait à doucement nous étouffer. Que les plus obtus se rassurent, il y aura toujours des podcasts d’Allemands aux cheveux sales. C’est juste que la sélection sera un peu plus sévère et qu’on se permettra aussi d’aborder des sujets très très différents de ceux dont vous aviez l’habitude. En attendant, get fixed.

As usual, scroll down for English version. This is an edited version of a Depeche Mode interview which will be featured in its entirety in the May issue of Noise magazine.
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“I can’t get eee-nufff of youu bayy-bay”. Non, on n’a peur de rien chez Get The Curse, même pas de citer Winger dans le texte. Tout ça pour dire qu’on va continuer dans la Radio Slave extravaganza pour quelques instants encore, avec cette interview réalisée quelques heures avant la Panik de décembre à l’Elysée Montmartre. Promis, après on arrête et on reparle kuduro et techno roumaine.

“I can’t get eee-nufff of youu bayy-bay”. Always expect the unexpectable at Get The Curse. Even a line from a Winger song. Here’s the third and final round in our Radio Slave Extravaganza Special. An interview we did a few hours before the last Panik party at Elysée Montmartre. And yes, this blabber means there’s an english version.

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Il y a quelques mois de ça, je vous vantais les mérites de San Francisco, sa baie et ses musiciens.
Force est de constater qu’aujourd’hui quand on parle de house des Amériques c’est toujours l’ami Claude (de son vrai nom Barclay Crenshaw) qui est le plus en verve avec son style de Maison pour le moins Jacquante.

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L’arrivée cette année de Dusty Kid sur le devant de la scène n’aura échappé à personne et surtout pas aux personnes responsables de la ligne éditoriale de ce site. On s’est dit qu’une petite interview pour faire mieux connaissance ne pouvait faire de mal à personne. Et puis ça nous fait tous parler anglais, ça aussi ça ne fait pas de mal.

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Le monde se divise en deux types de personnes. D’un côté, il y a les gens comme toi et moi, la quasi-totalité de la planète, en fait. Et puis il y a les gens qui, on ne sait trop comment, ont pris une place particulière au fil des années, qui n’ont rien de franchement plus exceptionnel que tous les autres mais sans qui tu as le sentiment que tu serais un peu perdu. Des gens au parcours indiscutable, exemplaire, mais pas sans failles non plus. Des gens qui, finalement, occupent une place moins importante que d’autres sur tes étagères remplies de livres, de disques ou de films, mais qui en ont une bien plus importante dans ta vie. Des gens qui, s’ils te parlent de dentifrice, tu files te brosser les dents dans la seconde. Des gens comme Andrew Weatherall.

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Si, dans Depeche Mode, Martin Gore est la tête, Dave Gahan les jambes, et Andrew Fletcher la colle qui tient les deux égos en place, la cherry on the cake du groupe a longtemps été Alan Wilder. Un simple coup d’oeil au documentaire accompagnant la réédition de l’intemporel Violator suffirait à convaincre les plus sceptiques (on y apprend notamment comment Wilder a transformé “Enjoy The Silence”, à l’origine ballade intimiste jouée à l’harmonium, en tube intergalactique en envoyant Gore & Gahan faire une sieste à l’hôtel). A son départ du groupe, en 1994, si personne n’imaginait que Depeche Mode s’en sortirait aussi bien privé de sa brute de production, beaucoup se réjouissaient déjà du temps que Wilder allait désormais consacrer à Recoil, projet démarré en 1986 et déjà responsable de deux labyrinthiques maxis (1+2 et Hydrology) et d’un album magistral (Bloodline). Avant de contempler le silence de sept ans qui fera suite aux venimeux Unsound Methods (1997) et Liquid (2000). Silence enfin brisé aujourd’hui avec subHuman, quatrième album de Recoil, et probablement son disque le plus direct et le plus accessible à ce jour.

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Je suis assis depuis 25mn dans le métro en face d’un sosie de Kevin Spacey avec un sac Colgate qui éternue toutes les dix secondes en remplissant une grille de sudoku au feutre violet. A un moment, je remarque qu’il a les pieds levés à quelques centimètres du sol et je bouge mes jambes pour lui faire de la place. Il me répond “non, merci, je les garde comme ça sinon je vais me brûler”. Juste à côté, il y a un type en pull qui boit une bière mais dans un vrai verre à pinte, en verre, en lisant le journal, comme s’il était à la terrasse d’un café. La pression monte d’un cran quand un joueur de clarinette entre dans la rame et se met à jouer sans sourciller une version dodécaphonique de “La Isla Bonita”.

Nous sommes le 25 avril 2007 sur la ligne 4, il est 18h, et, cerise sur ma part d’horreur sociale du jour, je me dirige vers le Paris Paris.

Et malgré cela, tel le junkie qui sait qu’il va toper de la brune coupée à autre chose qu’à la poussière de ciment, j’observe chaque seconde s’égréner en gardant un flegme de façade, parce que si je trace au Paris Paris, c’est pour une bonne raison : j’ai rendez-vous avec les Presets.

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George Issakidis a tout pour lui. George est un artiste talentueux. George possède le label The Republic Of Desire et par conséquent, il est à la tête d’un pool d’artistes encore méconnus et pourtant hors du commun.. Car ce n’est pas le boss de label ignoble qui signe à tout va et qui veut faire du chiffre, non, il est adorable, et est derrière ses artistes, comme les grands vous savez? Richie Hawtin, James Holden, ceux-là quoi .. du coup, ils lui font confiance. Et en plus, George connait tout le monde et tout le monde aime George. Get The Curse y compris.

Rencontre avec un homme qui à tout pour lui, mais qui partage un peu quand même, le temps d’une interview.

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En équilibre précaire sur le bord d’une falaise, jambes écartées et poing ganté d’une mitaine cuir pleine peau à clous, levé comme une antenne de justice défiant le cosmique, le visage noyé par les dernières lueurs d’un couchant déchiré par des guitares jaune banane imitant le hénissement du mustang, le jeune aime à montrer son incompréhension d’une société qui a déposé les armes sans résistance aucune devant le courbeur à cils électrique mais continue à ignorer avec la plus rigoriste crânerie sa démo 3 titres de rub-a-dub ghetto-tech.

Le jeune est parfois un brin excessif, il faut le reconnaître.

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