Author Archive

Luciano - Raw Material
Il est 22h dans le 16ème arrondissement quand un jeune DJ originaire du Cap-Vert te demande une cigarette. Ondulant dans la nuit comme la nappe de l’extended dub d’un track de deep progressive importé de Bucarest, Mikhail porte un t-shirt Passarella Death Squad et semble avide d’alcool bon marché. Maraude en binôme, Avenue du Président Kennedy. Longues discussions passionnées sur les gens qui comptent : Mario Piu, Scooter, Aaron Carl, artistes de poids. Arrivée au point de rendez-vous. On était venu pour un Raw Material, on repartira avec de quoi commencer une biographie. Luciano parle vite, très vite, mais surtout, Luciano parle beaucoup. Avec la fièvre de ceux pour qui toute cette merde est un concentré d’essence de vie indispensable à la bonne marche de leurs fonctions vitales. Ableton, Roumanie, beatboxes et vinyles brûlés : parcours du frétillant chilien en 10 titres.

Guess what ? Shit is in English too.

(more…)

Rating 3.00 out of 5

Rewind 1988

Mille Neuf-Cents Quatre-Vingt Huit. Spectacle de haute performance. Toutes sortes de L.A. Gear de couleur rouge, comme ces cayennes qui consomment le mazout à fond, comme les robes de ces chiennes mouillant pour nos fusils. Tueurs instrumentaux, guitares de terreur avec 808, merde inconditionnelle. Les rues hurlent “BOO-YAA !”. Nous écoutons le battement et le figurons dehors, alors figure avec nous, figurons juste ce que tu veux là-dessus, car j’ai obtenu de mettre ceci disponible à nouveau pour quelques instants.

Mille Neuf-Cents Quatre-Vingt Huit. Rentrons chaud sur cette partie, punk.

(more…)

Rating 3.00 out of 5

Pré-buzz et anticipation sont les mamelles de l’audioblogger, mais dans la course effrénée vers le graal hebdomadaire catégorie hi-octane freshness, on a parfois envie de ralentir la cadence et de prendre son temps histoire de la jouer correct et punishing. Un moment déjà qu’on voulait parler d’Italians Do It Better, ce label dont le nom pourrait se traduire par “Dans ton cul, DFA”, branche décadente et disco-drogue du label Troubleman Unlimited, drivée par le fantasque Mike Simonetti. Une première sortie ultra-confidentielle en début d’année (un mix de Jacques Renault, également connu sous le nom de Runaway, dont le prochain maxi arrive sous peu chez I’m A Cliché) avant l’empeigne de l’année, la compilation “After Dark” qui tourne inlassablement sur nos platines depuis ce printemps, et sur laquelle on retrouve l’écurie Italians Do It Better au grand complet, de l’italo-sci-fi de Professor Genius à la disco minimaliste de Mirage, en passant par la robot-soul fantômatique de Glass Candy. Placés en première ligne du front, les Chromatics ont déjà bénéficié d’une radiographie complète chez tous les blogs soucieux de l’ordre du jour et sont, de toute évidence, comdamnés à une déchiration publique imminente avec la sortie de “Night Drive”, troisième album du groupe et premier véritable long-jeu du label. On commencera donc avec eux, pour une séance de révision express qui ne fera de mal à personne, avant d’attaquer les choses sérieuses.

(more…)

Rating 3.00 out of 5

Andrew Weatherall - Raw Material

Vous damnés juste savent que Prendre La Malédiction entretient ses promesses de jeu en son point le plus haut pour livrer toujours plus et plus de musique de danse de qualité haute pour grand plaisir fou. De là, cette seconde partie de notre grand rassemblement d’Andrew Weatherall avec une sélection d’incontestables certifiés pour une matière première garantie totalement sans aucunes trace de grandes conneries de fluorescent distordu electro-bal écrasé. De classiques indiscutables au rebut le plus mystérieux de terrassier de caisse disponible sous le dome-blog d’obscurité et trouvailles de terreur, aimez complètement, aimez en plein.

Raw Material + Andrew Weatherall, you don’t really need any explaination, do you ?

(more…)

Rating 3.00 out of 5

Get The Curse, c’est, avant tout, la volonté d’assurer un important transit de réseaux savoir-information d’une base de ressources partenaires fantômes à une micro-niche pluripotentiaire de recherche en mieux-danser. Nos outils ? Un fort profil technique déclinable sur un vaste panel de présentations-tableau référencées speedcore et gabber progressive, et une optimisation des solutions de rentabilité de nos systèmes-métiers. C’est dans cette optique que notre axe décisionnel “Etapes du développement de produits” a permis de définir des objectifs de planification et des mesures de scorecarding pour offrir à nos clients de nouveaux paramètres-outils. Objectif 2007 : acter au plus proche de notre target-table et développer notre Know-How stratégico-opérationnel au sein d’un service culture, loisirs ET vie quotidienne. Première nouveauté de la rentrée : un rapport post/météo constant, piloté depuis notre base infocentre, sur une base référentielle Chloé = pluie ; Weatherall = temps variable ; Crowdpleaser = soleil (l’ajout du paramètre Villalobos = neige étant en cours de consolidation sur l’axe Cologne-Bogota). 1994 est, sur la ligne de rapport zouk/bonheur, une année de transition. Elle nécessitera de ce fait une transcription météorologique plus détaillée, disponible ci-après dans un souci de lisibilité totale auprès de notre business partnership.

En clair, tu vas pouvoir remettre un doigt sur le pouls des années mortes, punk.

(more…)

Rating 3.00 out of 5

Le monde se divise en deux types de personnes. D’un côté, il y a les gens comme toi et moi, la quasi-totalité de la planète, en fait. Et puis il y a les gens qui, on ne sait trop comment, ont pris une place particulière au fil des années, qui n’ont rien de franchement plus exceptionnel que tous les autres mais sans qui tu as le sentiment que tu serais un peu perdu. Des gens au parcours indiscutable, exemplaire, mais pas sans failles non plus. Des gens qui, finalement, occupent une place moins importante que d’autres sur tes étagères remplies de livres, de disques ou de films, mais qui en ont une bien plus importante dans ta vie. Des gens qui, s’ils te parlent de dentifrice, tu files te brosser les dents dans la seconde. Des gens comme Andrew Weatherall.

(more…)

Rating 3.00 out of 5

Eté 2007 : sale ambiance. Tu cherches ton chemin des heures durant dans le blizzard en tentant d’éviter les raids meurtriers de Triumph 500 couvertes de barbelés et conduites par des types habillés en gladiateurs aux rires d’alchimistes dérangés, et quand finalement tu retrouves ta douce demeure, c’est pour te rendre compte que le toit a été arraché par les bourrasques et qu’il va falloir que tu mettes le feu à une poubelle en grelottant dans ta doudoune de seconde main pour pouvoir manger ta ration alimentaire sans risquer d’en faire tomber la moitié sur tes chaussures. Et lorsqu’enfin le soleil t’offre deux heures de consultation gratuite, tu t’effondres à genoux au premier carrefour, les bras levés comme des antennes vers le ciel, l’oeil fou et la barbe pouacre et puante, en hurlant “Soyez maudits !”, alors que le voisinage improvise une block party devant un DJ enchaînant avec une oreille rare et un hoodie Bape acheté à un coréen le “Heater” de Samim au remix du “Bring The Noise” de Public Enemy par Benny Benassi. Mais c’est fini tout ça, c’est terminé. On va s’occuper de toi maintenant.

(more…)

Rating 3.00 out of 5

Quand j’ai ouvert les yeux, le monde avait changé.
Au milieu du mois d’août, je crois qu’il a neigé.
Il n’y avait plus personne aux terrasses des cafés
et tous les magasins étaient fermés.
On aurait dit la guerre ou bien un jour férié
sans repas de famille et sans électricité.
Il n’y avait rien à faire (et rien n’a été fait)
Il n’y avait rien à faire (incroyable mais vrai)

Aujourd’hui série Z, problème de scénario
l’hiver est de retour six mois trop tôt.
On s’attend donc au pire, il faut en profiter :
on a pas tous les jours de la neige en été.”

(Diabologum, “De La Neige en été” sur l’album #3)

Et soudain, Get The Curse remet du baléarique dans ton coeur.

Tu l’auras compris, c’est la rentrée. Et autant te le dire tout de suite : pour ce deuxième round, on a décidé de te faire sentir le sol, punk. T’as vu le titre et la photo, le petit “exclu” en haut à gauche, tu sais de qui on parle, alors on va commencer tout de suite, tu veux bien ?

(more…)

Rating 3.00 out of 5

Si, dans Depeche Mode, Martin Gore est la tête, Dave Gahan les jambes, et Andrew Fletcher la colle qui tient les deux égos en place, la cherry on the cake du groupe a longtemps été Alan Wilder. Un simple coup d’oeil au documentaire accompagnant la réédition de l’intemporel Violator suffirait à convaincre les plus sceptiques (on y apprend notamment comment Wilder a transformé “Enjoy The Silence”, à l’origine ballade intimiste jouée à l’harmonium, en tube intergalactique en envoyant Gore & Gahan faire une sieste à l’hôtel). A son départ du groupe, en 1994, si personne n’imaginait que Depeche Mode s’en sortirait aussi bien privé de sa brute de production, beaucoup se réjouissaient déjà du temps que Wilder allait désormais consacrer à Recoil, projet démarré en 1986 et déjà responsable de deux labyrinthiques maxis (1+2 et Hydrology) et d’un album magistral (Bloodline). Avant de contempler le silence de sept ans qui fera suite aux venimeux Unsound Methods (1997) et Liquid (2000). Silence enfin brisé aujourd’hui avec subHuman, quatrième album de Recoil, et probablement son disque le plus direct et le plus accessible à ce jour.

(more…)

Rating 3.00 out of 5

Faire un bon film est une tâche relativement simple. Une bonne accroche (“Il est arrivé en ville avec sa bite et son couteau…mais ce qu’il en faisait était illégal dans 185 pays !!!”), une ambiance suffisament ambigüe pour que le spectateur ait besoin d’une bonne demi-heure avant de savoir s’il est en train de regarder Terminator ou Camille Claudel, une tension palpable (le capitaine de l’équipe de foot des Senior High se transforme en sapin cannibale, la petite voisine handicapée adopte un Border Collie parlant 23 langues dont 6 dialectes oubliés, Matthew Broadrick déclenche une guerre nucléaire totale depuis son Commodore Vic-20), des dialogues riches de sens (“A te voir baffrer ces Chocapic, je parie que tu t’imagines déjà en train de sucer ma bite au rythme des coups de fouet de mes couilles sur ta gueule”) et l’affaire est jouée. Faire un bon disque est, en revanche, nettement plus ardu.

Rassure-toi, punk, en 1982 on avait déjà la recette.

(more…)

Rating 3.00 out of 5
Pages (4): « 1 2 [3] 4 »