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  ALEX SMOKE – SOMA / VAKANT / HUM HAW

A l’occasion de notre prochaine résidence au Rex Club du 12 Novembre (dont voici l’event sur facebook) pendant laquelle Troy Pierce et Alex Smoke seront épaulés par Clément Meyer, on en a profité pour poser quelques questions à Monsieur Smoke, producteur Ecossais qu’on ne présente plus après presque 10 ans de carrière et des sorties désormais classiques sur Soma et Vakant ou encore son propre label, Hum and Haw.

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Sur quels projets travailles-tu actuellement, qu’est-ce qui occupe ton temps à l’heure actuelle, que pouvons nous attendre de toi dans les mois à venir ?

- Le dernier projet que j’ai bouclé est une bande son de film écrite pour quintette à cordes et instruments électroniques qui accompagne la version muette du film ‘Faust’. Je suis actuellement entrain de la remasteriser pour que le film soit prêt pour la projection d’ici l’année prochaine. Autrement, je me suis concentré sur un side-project orienté sur la voix et à l’heure actuelle je suis en contact avec des labels, donc je ne peux pas en dire plus. Un album d’Alex Smoke viendra ensuite.

Tu as récemment sorti une banque de sons Dexter Sinister. C’était la première fois que tu te prêtais à cet exercice ? Décris cette expérience d’un point de vue créatif, ça fait quoi de créer de la matière première que des autres vont utiliser?

- C’est un projet qui m’a vraiment enthousiasmé quand ils m’ont contacté, et l’idée de pouvoir s’adonner à de l’expérimentation pure sans réelles contraintes était vraiment attirante. J’en ai profité pour apprendre plus d’un point de vue technique et pour explorer le sound design, ce qui fut une expérience inestimable. Cependant, le projet en lui même s’est avéré être quelque peut décevant car l’entreprise n’avait pas l’air bien organisée ou très professionnelle, et je me suis donc senti un peu lésé compte tenu de la quantité de travail que j’ai fourni pour ce projet. Mais on en apprend tous les jours.

On sent dans tes morceaux une certaine appréciation pour les machines plus anciennes, en particulier les boites à rythme. Est-ce qu’on peut toujours innover avec ce genre de matériel?

- Oui, carrément….il suffit d’écouter Araab Muzik sur une MPC. Mais pour être honnête, c’est cette touche de rétro que je trouve particulièrement attirante, plutôt que la capacité à innover en elle même. Il y’a plein de possibilités pour innover autre part. Je suppose que l’utilisation d’anciennes boîte à rythmes est en quelque sorte un parallèle avec la musique que j’ai écouté en grandissant.

A quel degré improvises-tu pendant tes performances?

- Il faut toujours trouver un certain équilibre avec un live, parce que tu vas forcement avoir des boucles qui vont bien ensemble ou qui font partie du même morceau. Pour ces cas de figures, je centralise ces boucles pour en faciliter l’accès. Mais pour le reste du temps, les meilleurs sets sont ceux qui sont spontanés, et les meilleurs moments sont toujours ceux que tu as improvisé, parce que tu proposes quelque chose de frais et d’original aux oreilles du public comme aux tiennes. Je ne suis pas le genre de type qui charge toutes ses pistes et qui se contente de jouer avec les effets. Mon live est vraiment un performance en temps réel avec une boite à rythme, des voix, et tout le reste.

Comment est-ce que tu t’assures que tes sets restent intéressants lors d’une performance, mais aussi au fil du temps sur plusieurs années de ta carrière?

- Pour ce qui est d’une performance en elle même, la chose la plus importante, qui vaut également pour le DJing, c’est d’avoir un fil conducteur et une progression durant le set qui se concrétise par un crescendo. Aussi, c’est essentiel d’être sans arrêt à l’oeuvre en lançant de nouvelles boucles, modifiant celles qui sont là et en étant à l’écoute du dancefloor. Au fil du temps, il faut ajouter et modifier son set, même si on s’attache beaucoup à certaines idées et certains morceaux. Si on ne le fait pas, le set devient ennuyeux pour l’artiste, ce qui est la pire chose qu’il puisse arriver puisque cet ennui va se communiquer au public à chaque fois qu’on joue. Je charge mon laptop chaque semaine avec les boucles que je travaille actuellement, même si ce ne sont pas des morceaux finis. D’habitude je les ajoute à l’hôtel juste avant mon set pour que ça soit aussi frais pour moi.

En tant que producteur en studio et artiste en live, comment fais-tu le pont entre ce qui va rendre le dancefloor fou, et tes propres goûts en matière de musique de club?

- C’est en réalité quelque chose qui devient un peu plus problématique pour moi, car je ne sort plus autant et la musique que j’écoute à la maison est bien plus introvertie. Je continue d’adorer de danser donc à ce niveau là je sais ce qui va fonctionner, mais je suppose que j’ai moins d’appréhension qu’avant quand il s’agit de lancer un beat qui n’est pas en 4/4 ou de jouer sur des passages plus calmes de mon set. Mais je pense que c’est quelque chose de positif, surtout quand la vaste majorité de ce que j’écoute actuellement vient du monde de la bass-music.

Sans aucun doute, Glasgow est une des villes les plus intéressantes du Royaume-Uni, et sa scène musicale y joue un grand role. Quels sont les artistes / labels / groupes méconnus de cette ville qu’on devrait découvrir?

- Ca fait deux ans que je suis à Londres donc je suis un peu déconnecté de la scène a Glasgow. Le shop Rub A Dub était ma source pour être au courant de la scène de la ville, maintenant que je n’y vais plus c’est clair que je ne suis plus trop à jour. Mais Huntley+Palmers sont excellents, et Auntie Flo - Oh My Days est un de mes favoris de l’année. Jettez aussi un coup d’oeil sur ce que fait Koreless. Sinon, il y a un paquet de types de Glasgow qui ont vraiment explosé recemment, comme Numbers, Rustie, Hud Mo, etc.

C’est quoi la date la plus bizarre que tu as faite?

- Je n’en ai pas eu des super bizarres, mais BCM à Mallorca avait une ambiance d’enterrement de vie de garçon, avec seulement cinq personnes dans le public. Aussi, jouer dans une boite à Saratov en Russie dont le propriétaire est un dentiste était un peu inhabituel. Après avoir été contraint de consommer de la vodka j’étais vraiment mal à l’aéroport, pour ensuite m’embarquer dans un de ces vieux coucous russes des années 50 dans lequel on pouvait encore fumer et dont l’équipage portait encore des uniformes style années 60.

Hormis la musique, quels sont tes centres d’intérêt?

- J’adore la lecture, je suis fasciné par la physique, l’esprit, l’histoire. Et puis je cuisine beaucoup. Et j’adore le cinéma. Je suis un peu l’électron libre de la techno!

Our next Rex Club residency is happening on November 12th, and will feature Troy Pierce and Alex Smoke along with our own Clement Meyer. Here’s the facebook event, if you’re in Paris, come show us some love. Meanwhile, we’ve asked a few questions to Monsieur Smoke. With a career spanning nearly ten years, and some truly classic releases on Soma and Vakant and his own Hum & Haw imprint, the glaswegian producer no longer needs an introduction.

What have you been up to recently, what projects are keeping you busy, what can we expect of you in the future?

- The last completed project was a film score written for string quintet and electronics to accompany the silent film of ‘Faust’. I’m remastering it now ready for screening over the next year. Other than that I’ve been focussing on a vocal-oriented side project, and I’m just talking to labels about that at the moment so it’s all under the radar for now. And next up will be an Alex Smoke album.

You’ve recently released a ‘dexter sinister’ sample library. Was that the first time you did this sort of thing? Describe the experience from a creative standpoint, what is it like creating raw material for others to use?

- I was really excited about it when I was first approached to do one, and the idea of pure experimentation with no fixed end was very appealing. I took the opportunity to learn more technically and explore sound design and that has proved to be invaluable. However, the project itself turned out to be quite a disappointment as the company simply didn’t seem very organised or professional, so I felt pretty let down considering the amount of work that went into it. But you live and learn.

One feels throughout your tracks a certain appreciation for older drum machines. Is it still possible to innovate with this sort of gear?

- Yeah for sure….just listen to Araab Muzik on an MPC. But to be honest, it’s that hint of retro which I find most appealing, rather than the ability to innovate. There are plenty of opportunities to innovate in other ways. I guess it’s a throw back to what I’ve grown up listening to.

To what extent do you improvise during your live performances?

- You always have to strike a balance with a live set, as you inevitably have some loops which go together well, or are part of a particular track. So in those cases the loops are grouped close together for easy access. But for the rest of it, the best sets are simply on the spur of the moment, and the best moments invariably are the ones where you’re improvising, because it’s fresh to you as well as to the crowd. I’m not a guy who has all his tracks loaded up and plays with the FX. It’s fully live with drum machine, vocal etc.

How do you keep your live sets interesting, both during the performance, and over time?

- In terms of during the set, the most important thing, as with Djing, is to have a thread so that there is a progression through the set, building to a crescendo. Also, it’s important to be working constantly, playing, tweaking, listening to the dancefloor. Over time, you have to keep adding to it and changing it, even though you get very attached to some ideas and some tracks. If you don’t, it becomes boring to you, which is the worst thing that can happen because then that boredom will be communicated  to the audience every time you play. I load whatever I’ve worked on that week into the laptop for the weekend, even if it’s not finished tracks. I usually add this stuff in the hotel before the gig so it’s fresh to me too.

As a producer and life performer, how do you bridge the gap between what makes audiences lose it on the dancefloor, and your own taste in club music?

- This is actually becoming a little more of an issue in my mind now, as I’m going out less and listening to a much more subdued selection of music at home. i still love to dance though so I know what works, but I guess I’m less scared of throwing in non-4/4 beats and calm moments than I used to be. But I think this is a positive, when so much of what I’m listening to at the moment is coming from a bass-music background.

No doubt is Glasgow one of the most interesting cities in the UK, and its music scene plays a great role in that. What are some under-rated bands / artists / lables from that city we should check out?

- I’ve been down in London now for 2 years so I’m actually a little out of touch with the Glasgow scene. Going into Rubadub (record shop) was my source of knowledge of the scene and now that I don’t have that I’m definitely less aware of what’s happening. But Huntley+Palmers are excellent (Auntie Flo’s ‘Oh My Days’ is one of my favourites of the year). Also Koreless is one to watch. Apart from that, a lot if the Glasgow guys have gone massive – Numbers, Rustie, Hud Mo etc…..

What is the weirdest gig you’ve ever played?

- I’ve not had any really weird ones – BCM in Mallorca was like a stag party, but with only 5 people there. And playing at a club in Saratov in Russia, owned by a dentist was a bit odd. I was totally sick in the airport after being force-fed vodka, then had to board one of those Russian planes from the 50s where you could still smoke, and the cabin crew still wore outfits form the sixties.

What are your interests other than music?

- I love reading, I’m fascinated by physics, the mind, history. And cooking is something I do a lot of. I also love film. I’m the wild man of techno!


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