
Mysterious duo Snuff Crew is in the spotlight for this week’s Get The Curse podcast with a rare live set recorded in May 2011 in Göttingen, Germany. Let’s get it out of the way before going any further: this is 100% pure unadulterated jackin’ material of the highest caliber, one that will separate the true acid house heads from the rest. Listen at your own risk and choose wisely the place and time because there is no doubt this session will induce a jackin’ frenzy in all listeners, even the most seasoned lot. I’d hate for you to go nuts at work, jack your face off, get stared at by the whole office and sheepishly try to explain to your colleagues what the hell jackin’ stands for. I’ve been there and if one thing is certain, you shouldn’t have to justify your love for frantic beats, old school grooves and lysergic basslines to anyone.
Snuff Crew is one of those dance music projects that functions on a carefully cultivated air of mystery. Their identity is unknown, so we have no idea if this is some old timers’ side-project or a collaboration between young bucks. Another thing that isn’t revealed is their city. The duo will only go as far to state that they hail from ’somewhere in Germany’ and thus we can’t pin ‘em down to particular locale in their nation’s rich electronic dance music landscape. Other than Detroit’s mighty Underground Resistance (whose political message is the exception that confirms the rule in one of the most apolitical of music scenes), few secret groups manage to pull it off. Yet, Snuff Crew is part of the happy few, because by making sure their egos will never overshadow their beats, they let the music speak for itself in pretty unmediated terms. One thing is certain: while their bodies might be German, there is no doubt their hearts and souls belong to Chicago and Detroit, however idealized and romanticized those Mid-West cities might be in the founding myths of dance music.
In a sense, the main protagonists of the Snuff Crew story are not the humans programming the beats, but the machine themselves. Roland’s TB-303, as well as the TR-707, 808 and 909 drum machines are the real stars here, speaking a language informed by classic italo disco, acid house and jackin’ house grammar. The focus is not on writing a new page in the history of house and techno, but instead on celebrating the pinnacle of a sound that still hasn’t lost an ounce of its relevance and appeal since it first surfaced some 25 years ago.
I could go on forever about Snuff Crew, but I won’t (is that a collective sigh of relief I hear in the back?!), because the good folks from Slices have done an excellent feature about the duo where the two hooded jackers themselves share their vision of the dancefloor and explain some of the ideas underlying this project. Watch it.
And of course, here’s the reason why you are reading this post: the set. Performed on a couple laptops shock full of machine samples triggered by controllers with some FX thrown in for good measure, this ain’t no Greatest Hits affair because the duo enjoys playing a variety of loops and beats whether they have been captured on wax or not, and not only their own material. The real house & techno OGs will recognize bits and bobs from some cult classics reinterpreted by Snuff Crew. Listen and happy jacking my friends. I for one, have not reached a level of jack-related ecstasy since Arto Mwambé’s fantastic Live At Robert Johnson CD that came out in the summer of 2010. If you dig the set you’d do well to check out the Crew’s Japan benefit compilation which contains some real gems, as well as the latest EP on their own Snuff Trax imprint which brings together Raiders of the Lost ARP (of Pigna Records fame), Mr K Alexi and our buddies Photonz.
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C’est avec un rare live, enregistré à Göttingen en Allemagne au début de Mai 2011 que le duo Snuff Crew est à l’honneur pour le podcast Get The Curse de cette semaine. Avant d’aller plus loin, un avertissement: la pureté de ce set est de 100%, il est garanti sans adultérants. Sans coupe dans ce produit, on a à faire a du jackin’ si puissant qu’il réveille les infirmes. Ce set va faire la différence entre les vrais férus d’acid house et le reste. Alors écoutez à votre propre risque, et choisissez bien le moment et l’endroit où vous l’écoutez. Je ne veux pas que vous le lanciez au bureau par exemple, que vous jackiez un peu trop à fond, et qu’après avoir stoppé l’activité normale de votre lieu de travail car vos collègues pensent que vous avez pété un plomb que vous ayez à leur expliquer ce que c’est que la jackin house. J’ai été dans cette situation, et une chose est claire: personne ne doit justifier son amour pour des beats nerveux, des grooves à l’ancienne, et des lignes de basse acidulées.
Snuff Crew fait partie de ces groupes d’electro qui aiment cultiver le mystère. Leur identité est câchée, ainsi il est difficile de savoir s’il s’agit d’un side-project mené par deux vieux briscards ou au contraire un partenariat entre deux jeunes chiens. Autre donnée inconnue, leur lieu de villégiature. Le duo déclare juste qu’il vient de quelque part en Allemagne, ce qui rend impossible de les circonscrire à une scène bien précise dans le riche paysage de la musique électronique de leur pays. Hormis l’intestable UR de Détroit (dont le message politique est sans doute l’exception qui confirme la règle dans une des scènes musicales les plus allérgiques à la prise de position politique), peu de groupes masquées réussissent leur coup. Cependant, Snuff Crew fait indéniablement partie des happy few. Car en s’assurant que leur égos ne prendraient jamais le dessus sur leur son, ils laissent la musique parler d’elle même de manière directe et sans fioritures. Ce qui est certain, c’est que si leur corps sont Allemands, leur âmes et leur coeurs appartiennent définitivement à Détroit et Chicago, appréhendées avec l’idéalisme et le romantisme qui font des ces villes des lieux cultes dans les mythes fondateurs de la musique électronique.
Dans un sens, les personnages principaux de l’aventure Snuff Crew ne sont pas les humains qui programment les beats, mais les machines elles-mêmes. La TB-303 et les boîtes à rythme TR-707, 808 et 909 de Roland sont les vraies vedettes, et elles s’expriment dans un langage structuré par la grammaire, classique, de l’italo disco, l’acid house et bien entendu la jackin’ house. Le but du jeu n’est pas d’écrire un nouveau chapitre dans l’histoire de la musique électronique, mais plutôt de faire l’ode d’un son qui n’a pas perdu un iota de sa puissance et de son attrait quelques vingt-cinq ans après son apparition.
Je pourrais continuer pendant des heures sur Snuff Crew et la jackin’ house, mais je ne vais pas le faire (est-ce que c’est un soupir de soulagement que j’entends dans le fond?!). Pour la simple et bonne raison que l’excellent magazine vidéo Slices à récemment fait un reportage sur le duo. Les deux jackeurs masqués en personne vous expliquent leur vision du dancefloor et les idées qui structurent le projet. Regardez donc ce reportage, c’est la vidéo Youtube quelques paragraphes au-dessus.
Et voici enfin ce pourquoi vous êtes venus, ce set qui fut joué sur deux laptops remplis à ras-bord de samples de machines, lancés au contrôleur midi et agrémentés d’effets. Ceci n’est pas un Best Of du Crew, car ils aiment jouer toutes sortes de boucles, qu’elles fassent partie de morceaux finis ou pas, ou qu’elles aient été imaginées par eux ou pas. En effet, les vrais gangsters de la house et de la techno reconnaitront quelques séquences tirées de disques cultes réinterprétées par le duo. Bonne séance de jack. Personnellement, j’ai atteint une certaine ecstase jackin’ que je n’avait pas vécue depuis l’excellent Live At Robert Johnson d’Arto Mwambé sorti à la fin de l’été 2010. Les fans de Snuff Crew feraient bien de checker leur compile pour le Japon qui contient quelques bijoux, ainsi que le dernier maxi sur leur label Snuff Trax, où Raiders of the Lost ARP (du clan Pigna Records) est remixé par Mr K Alexi et nos amis lusitaniens Photonz.
Download [gtc139] Snuff Crew – getthecurse podcast – 2011.05.16






May 17th, 2011 at 10:18 am | charles says
Et hop, direction snuffcrew.com pour les prochaines dates
May 19th, 2011 at 12:12 pm | ju29 says
Bof. Attention a la regression, ou pire, la nostalgie…meme de Chicago
May 19th, 2011 at 1:30 pm | Hugo says
Jouissif.
May 20th, 2011 at 12:06 pm | trotro says
très bon !
May 21st, 2011 at 2:47 am | gabebot says
JACKIN’. 303’s 909’s 808’s – such a throwback mix – reminds me of mid to late 90’s electro – great job guys!