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  Playlist #46 : Controllable Desire You Can Own

C’est la rentrée, Get The Curse a recruté.

Adonis presents LATE INVITATION – The Invite, extrait du maxi « The Invite »
(Mathematics – 2010)

Si Rough Trade ne prenait pas soin d’indiquer une courte description sur chacun des disques qui emplissent leurs bacs, j’aurais bêtement pris celui-ci pour un (discret) retour du house-pioneer Adonis, 20 ans après sa dernière sortie. Non, désormais, l’ex-bassiste de funk et de jazz « présente » des artistes sur l’incroyable label Mathematics. Cette fois-ci, c’est un enregistrement live d’un groupe provenant du Liechtenchstein. Oui, du Lichtenchstein, et ils jouent une musique qui t’invite, une fois ta permanente prête et ton bouc bien taillé, à enfiler une robe de chambre pourpre et à t’asseoir au coin du feu avec ta lady sur un divan de velours.

BRAWTHER – Negentropy, extrait d’un maxi non titré
(Balance Recordings – 2010)

Des titres de morceaux façon voyage intersidéral signés avec un pseudo de house gangsta sur le label de Ron Trent & Chez Damier… Pourtant Alexandre Gouyette est, comme son nom l’indique, français. Finalement, on commence à avoir l’habitude de ces producteurs qui perpétuent à merveille l’héritage des idoles américains. Paru à l’origine l’année dernière sur Balance Alliance, cet EP ressort dans une version limitée avec trois morceaux supplémentaires.

KYLE HALL – Dance With A Sun Goddess, extrait du maxi « Sun Goddess »
(Wild Oats – 2010)

On entend énormément parler de Kyle Hall. Beaucoup trop même. Famille de musiciens, parrainé par des grands de Detroit, sort maxi sur maxi sur son propre label, donne des cours de MPC à des enfants, pas encore majeur, parfois on dirait presque une parodie. On en oublie presque l’essentiel : s’il produit à cet âge-là de tels morceaux, avec de si diverses influences, et qu’en plus il s’en sort à l’aise en faisant le grand écart entre déconne et rigueur, qu’est-ce qu’il va nous sortir une fois arrivé à maturité ? Alors laissons-le tranquille, car voilà quelqu’un qui, à mon avis, est capable de faire mal sur format album s’il ne se presse pas trop.

DJ SPRINKLES – Masturjakor (KiNK & Neville Watson Remix), extrait du maxi « Masturjakor »
(Mule Musiq – 2010)

Forcément, au premier coup d’œil sur le titre, j’ai cru lire autre chose… Encore un coup de Terre Thaemlitz qui, décidément, aime être ambigu sur la question du sexe. Masturjakor, c’est au départ une production d’orfèvre typique du GQ, dans la lignée de son fascinant premier album « Midtown 120 Blues ». Un morceau complexe, profond, aux sonorités raffinées. Il semble ensuite que KiNK et son pote Neville Watson n’avaient que faire de ces subtilités, et ont décidé le transformer en une arme pour poutrage massif : ligne de basse rêche et diabolique, jackin’ beat, synthé épique. Mais à l’arrivée ce remix n’est pas une simple redite d’un classique de 1984, car les sonorités extrêmement travaillées de DJ Sprinkles sont, elles, bien actuelles.

AZARI & III – Reckless (With Your Love) (Original), extrait du maxi « Reckless (With Your Love) »
(Permanent Vacation – 2009)

Comme vous savez – vu qu’on vous a parlé de lui pas mal de fois – Cosmo Vitelli est un excellent découvreur de talents. Malheureusement certains des producteurs introduits sur son label sont retombés dans l’anonymat (parfois délibérément, comme il nous indiquait à propos d’Orestt) ou n’ont pas (encore ?) confirmé pas les espoirs placés en eux, à l’instar de Canyons avec leur décevant EP « Fire Eyes » sur DFA. Mais d’autres poursuivent leur ascension, comme Simian Mobile Disco, ou Azari et Troisième. Leur EP sur I’m A Cliché était une telle tuerie qu’on ne pouvait que les attendre au tournant ensuite. Eh bien ils ont réalisé l’exploit : égaler leur tube « Hungry for the power ». Le genre de morceau qui n’a pas besoin de la floppée de remixes plus ou moins pertinents qui suit généralement un maxi à succès. Pourtant les quatre propositions de « Reckless with your remixes » (qui vient juste de sortir), sont fort convaincantes.
En plus, la pochette est sublime, comme toujours sur Permanent Vacation.

BILL WITHERS – Who Is He (Henrik Schwarz Remix)
(White label – 2009)

Henrik Schwarz impressionne toujours. A chacun de ses nouveaux projets (lives, collaborations ou compilations), il tente de repousser les limites de la musique électronique. Maintenant il doit être à un tel niveau qu’il a probablement fait cet edit en 6 minutes 30, les yeux fermés. Certes, c’est simplement histoire de caler une perle soul sur un dancefloor. Mais voilà, des remixes comme celui-ci, il en faut, et quand c’est si bien foutu, c’est irrésistible.


10 responses to “Playlist #46 : Controllable Desire You Can Own”

  1. September 2nd, 2010 at 11:20 pm | Sam says

    Félicitation pour ta première playlist.
    On sent l’oreille experte.
    En espérant qu’il y en ai bien d’autres !

    PS: force pas trop sur les virgules.

  2. September 3rd, 2010 at 7:38 am | Dimitri says

    Une sacrée entrée en matière.

  3. September 3rd, 2010 at 10:16 am | redhotcar says

    Pour une fois que je ne découvre rien dans une playlist… C’est pas un mal d’ailleurs, bonne sélection de “highlights” récents.

  4. September 3rd, 2010 at 11:11 am | Dimitri says

    Gros coup de coeur pour les deux derniers tracks que j’ai pu entendre en soirée et qui m’ont mis dans tous mes états.

  5. September 3rd, 2010 at 1:02 pm | Clémou says

    Merci pour le Henrik Huguette. Gros souvenir.

  6. September 3rd, 2010 at 1:50 pm | Le Loup says

    bonne playlist hugo

  7. September 3rd, 2010 at 3:30 pm | John says

    Brawther c’est mortel ça!

  8. September 5th, 2010 at 10:13 pm | matthieu says

    BILL WITHERS – Who Is He (Henrik Schwarz Remix) et KYLE HALL – Dance With A Sun Goddess top, top

  9. September 23rd, 2010 at 9:08 pm | Vito says

    Good playlist, ça sent fort le London tout ça ;)

  10. October 20th, 2010 at 7:02 pm | brawther says

    Merci pour le review :)

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