Archive pour March 2010

John @ Espace B, Paris

Wednesday 31 March 2010
Apr ’10
4
11:00 pm

Akiko Kiyama – District of corruption

Wednesday 7 April 2010

Ayant joué dans plusieurs grosses salles au mois de février, j’ai eu l’occasion de me refaire une réflexion sur ce que pouvait être le son big room. Les gens ont parfois tendance à croire que gros club doit passer par son qui tape afin de remplir l’espace.
Hors le son big room est autant techno, que minimal ou electro. L’important c’est plus l’hypnose et la rondeur du groove qu’un bpm à 135 et un déluge de notes.

Exemple avec ces 2 morceaux big room joués à Fabric et au Tri postal à Lille, le genre de son hyper outre tombe qui prend tout son sens sur un gros soundsystem et qui confirme qu’au passage qu’Akiko Akiyama est sans aucun doute une de mes artistes fétiches

Akiko Kiyama – smoke lung

Akiko Kiyama – kebko in the picture


Clement Meyer, Le Loup @ Nuit de la techno, Vilette

Tuesday 23 March 2010
Apr ’10
9
11:00 am

Clement Meyer @ Wunderboat, Bordeaux

Thursday 4 March 2010
Apr ’10
17
1:00 pm

Olibusta @ Nantes

Thursday 4 March 2010
Apr ’10
24
1:00 pm

Mikhail @ La Dame Noir, Marseille

Thursday 4 March 2010
Apr ’10
24
1:00 pm

Filterwolf – Music From Tomorrow – Process Recordings

Wednesday 28 April 2010

Pour être honnête je ne connaissais absolument pas Filterwolf (de son vrai nom Adnan Duric), producteur munichois d’origine bosniaque, avant qu’il ne me contacte un beau matin pour me proposer de remixer son morceau « Nocturne », premier extrait de son album « Music from Tomorrow ».

J’ai tout de suite été intrigué par ce morceau mélangeant une ambiance electro à l’ancienne, façon Dopplereffekt, à des voix de diva sous-pitchées. Le résultat est cette sorte de house hypnotisante, froide et pourtant rassurante. En plus, d’un point de vue de producteur, les éléments séparés donnaient vraiment matière à s’amuser.

C’est donc avec impatience que j’attendais l’album (dont la sortie est prévue le 10 mai) et après écoute je dois avouer que ma première impression fut confirmée. La musique de l’ami Adnan est bourrée de références mais ne sonne comme rien d’autre et c’est ce qui fait sa force. Certes il s’agit d’un album de house, mais là où beaucoup de producteurs s’endorment sur leurs tracks dancefloor et se contentent de pondre des albums qui ressemblent à des compilations, Filterwolf donne à son long-format une raison d’exister. L’album s’écoute d’une traite sans problème. J’ai été impressionné d’ailleurs par la solidité du disque, sachant qu’avant cet album, Filterwolf, quasi-inconnu, n’avait sorti que deux maxis.

Filterwolf - Music from tomorrow album cover

Les douzes plages composant le disque sonnent futuristes et avant-gardistes. « Music from Tomorrow » indeed ! Sur des tracks comme « Sofia », « Nocturne » ou « Viva » entre autres, la formule voix orientales/beats electros fonctionne à merveille. Imaginez une déité hindou à 8 bras chanteuse d’un groupe de cyborgs du futur, c’est à peu près ça. Sur « Acrobat » il se paie même le luxe de sampler une guitare espagnole, le coquinou. Ca plus la ligne de basse et la voix cuttée, c’est « danse du poulet » garantie.

Cependant la palme pour moi revient au génial « Love Code » et son synthé espiègle façon famille Adams (je me comprends), et au morceau de clôture « Hedonistica », qui n’est pas sans rappeler le célèbre « I Feel Love » de Donna Summer, dans une version plus rêche et enrichie à l’arabica moulu à la main.

Un producteur avec une patte si identifiable ça fait zizir. J’ai même envie de dire ça fait chaud au cœur. Et le meilleur est à venir, c’est une certitude.

–> Écouter des extraits de l’album

–> Acheter le maxi “Nocturne remixes” (Bodycode, Corrugated Tunnel, Olibusta)

–> www.filterwolf.com