
Before we get all French on yo ass fear not dear English reader, the unadulterated version of the interview is way below!
Pour ceux que la longueur de cette interview rebute et qui ne sont là que pour mettre la main sur l’extrait du mix de l’ami Sneak, honte sur vous, mais cherchez bien, il est au milieu du post.
Arrivé de Porto-Rico aux USA dans les années 80, DJ Sneak est un figure emblématique de la seconde vague de Chicago house qui, rappelons le, atteint son apogée vers la moitié des années 90. Durant ces années fertiles, Sneak à distillé diverses formes de house façon Chicago (filtrée, jackin, hard, funky, etc). Ces genres sont peut-être arrivés à saturation depuis mais de nombreux disques incontournables portent la marque de Sneak. Je sais que pour beaucoup d’entre nous il existe un préjudice virulent envers des scènes comme celle de la funky house, qui évoque plutôt les soirées jet-set trendy à la Hed Kandi et leurs ‘hétéros-beaufs’ que la fièvre d’un dancefloor continental en mode total peak-time dévastation by Clement Meyer.
Mais, un petit matin d’aout 2008 dans un festival Roumain, DJ Sneak partage la scène avec Villalobos pour 3 heures de back to back, et là c’est la révélation pour tous tant la session fonctionne bien. Les grooves house étant revenus au gout du jour, et la connexion Latino faîte, c’est l’alchimie qui s’opère pour surmonter les différences avérées entre un house gangster imposant d’un côté, et un shaman stupéfiant de l’autre. Sneak qualifie ce moment d’historique. Ce qui est sûr c’est qu’à partir de là, il a fait un comeback indéniable sur le circuit des remixes. Désormais un remix de Sneak sur un maxi de tech-house ou de techno, c’est du Chicago en force, du groove jackin’ certifié. A mon sens, le retour de Sneak peut-être perçu tant comme une cause qu’une conséquence du revival house.
Ainsi, on ne peut qu’applaudir le label anglais NRK d’avoir confié à Sneak la préparation de la dernière compilation mixée ‘Back in the Box’. Sans surprise, le résultat final est une sorte de rewind jackin’ & funky house de 1992 à 2000. Au début, des noms comme Mousse T ou Bob Sinclar m’ont affolé. A l’écoute, c’est sûr qu’il n’y a pas de témon hallucinante ni de synthés cosmiques. Par contre, il y’a des beats irrésistibles, plus jackin’ tu meures, et un groove percutant. Ca fout la pêche, ca change de la techno, et surtout, il n’est pas rare de reconnaitre un sample ça et là réutilisé plus tard par un producteur de tech-house ou de techno. Une belle leçon.
Lors d’un récent passage à Londres, nous sommes donc passé voir Sneak et lui poser quelques questions. Ce qui est clair ce qu’il n’a pas dit son dernier mot. Vraiment bavard, son phrasé US est authentique, vous pourrez le déguster à l’état brut dans la version originale.
Merci à Dean Dispersion, Nick NRK et Monsieur OO.
E : Depuis la fin de l’été tu as fait un come back remarquable dans le circuit des remixes techno et tech-house pour (re)devenir un producteur essentiel pour nombre de DJs et clubbers pas forcément dans un délire house pure et dure. Tu commence l’année en beauté avec ta nouvelle compile mixée ‘Back In The Box’ sortie par NRK. Je voudrais tout d’abord te demander qu’est-ce qui t’a plut le plus dans ce projet ?
S : Vraiment tout, mec. De la sélection des morceaux à leur assemblage. C’était plutôt facile de choisir les morceaux car depuis 2 ans je joue beaucoup de ces disques. Ils ont tous été faits entre 93 et 2000. Quand les gens entendent ces disques ils se disent ‘mais oui, je me souviens, Sneak à joué ça en 97 dans cette boîte’ à Paris, Londres, et n’importe où d’autre. Donc, des choses dont les gens se souviennent, et des morceaux emblématiques. Même si je n’avais pas produit ces tracks, je les jouait tous le temps. C’était vraiment amusant du début à la fin de tout lier ensemble. J’avais une liste, un tableau où j’ai mis tous les noms, et j’ai joué au Scrabble avec tout ça, en bougeant les tracks dans tous les sens. Ca ne m’a pas pris longtemps à réaliser.
E : Donc tu n’as pas creusé tes bacs à fond ni effectué de recherches poussées, tu savais ce qui allait figurer dans le mix depuis le début, c’est ça ?
S : Ouais, j’ai un peu attendu pour les .wav, car tous mes disques sont en vinyl. Je m’en occupe bien, et ils sont souvent en bon état, en plus il m’arrive d’avoir 2 ou 3 exemplaires du même disque. Donc pour chacun j’ai trouvé le plus propre et je l’ai nettoyé puis enregistré. Peut-être que j’ai fait un edit ou un truc dans le genre, tu sais, pour créer un break. Certains de ces disques étaient vraiment différents ‘back in the day’. Donc c’était comme faire un puzzle !
E : Et tu as mélangé les morceaux sur CDJ ?
S : Oui. Les CDJs et la table de mixage envoyés directement sur un enregistreur numérique Edirol. Mais bien sûr c’est du live, aucune astuce ni d’effets spéciaux. C’était plutôt genre ‘je vais jouer avec tout ca, voire comment ca peut coller ensemble’. Une fois tous les sons à ma disposition, spliff, mix, boom boom boom boom boom, et voilà le travail. Un jour pour le premier CD mixé, et le lendemain pour l’autre.
E : Y’a-t-il une différence entre chaque CD ?
S : Pas vraiment. En fait ce qui était les plus difficile, c’était de limiter chaque set à 75 minutes.
E : On sait que tu es friand de longs set !
S : Ouais, les longs sets me plaisent, et il y a tellement de sons de cette époque que j’aurais aimé inclure dans les mixes, mais je n’ai pas pu le faire faute de place. A la base, ma liste était énorme. Donc même si c’était simple à réaliser comme compile, c’était dur de ne pas avoir certains morceaux que j’aurais vraiment aimé mettre.
E : Et donc parmi tous les morceaux qui figurent dans la compile, lequel est ton préféré ?
S : Man, je vais pas choisir celui-ci ou celui-là. Touts les morceaux ! J’ai joué absolument tout ces morceaux à un moment de ma carrière, et je les jouait bien. Tous me sont très chers. Evidemment, certains des plus anciens, comme le Brighter Days par Cajmere ft. Dajae, un track de 92 qui a été resorti plus tard. Mais aussi tous les morceaux 95 96 97 qui étaient justes parfaits.
E : Donc comment définirais tu ton son et ton style ?
S : En ce moment ? Hormis les changements technologiques, je pense que j’ai conservé ce son Sneak, you know what I’m saying. Tu vois, je n’ai pas trop fait de crossover vers des sons ou des genre avec lesquels je ne suis pas à l’aise. Par exemple, si tu prends les remixes qui ont marché auprès de GTC (Loco Dice, Sebo K, etc.) , d’accord, les artistes sont des mecs de la techno, et certains de la minimale. Mais tous ces mecs ont acheté mes premiers disques, qui étaient un peu dans le même état d’esprit en fait. Une pincée de minimal house, un peu de tech house, de la Chicago et de la house filtrée. Donc c’est chelou, c’est une combinaison étrange mais j’ai réussi à tout réincorporer dans mon son.
E : D’où tires tu tes influences pour la production et le remixage ?
S : C’est étrange, car j’habite Toronto et je suis presque le seul type là bas dans ce délire. J’ai des bons potes qui bossent avec moi, mais je pense qu’en ce moment mes influences je les tire de mes tournées. J’aime jouer longtemps, rencontrer des gens intéressants, et je me retrouve dans des scénarios complètement déments avec des gens que je ne connais même pas ! Où que je sois dans le monde, même dans un coin paumé, il n’est pas rare que je me retrouve dans le salon de quelqu’un à fumer un spliff. Donc tout ca rentre souvent en jeu. Mais ce que je veux surtout faire, c’est de la bonne house music, man. Donc je suis en studio et je me dis ‘qu’est-ce que je vais bien pouvoir essayer aujourd’hui’ tout en sachant que j’ai pas mal de samples et de kits de drum prêts. Parfois il m’arrive de jouer un disque et de me dire ‘ouais la texture de ce track me plait’. Après je crée quelque chose de similaire mais différent. Donc l’inspiration vient de partout.
E : Est-ce que tes racines Portoricaines rentrent en jeu quand tu fais du son?
S : A 100% mec. Je suis fier des mes racines Latino, j’adore les drums et tu sais qu’il y’a plein de percus dans mes sons, j’y mets un peu d’influence Latino. Ce sont les Français qui m’ont parlé de texture en premier d’ailleurs, et la mienne est latino…je la saupoudre ça et là dans les tracks. Et toi tu te dis ‘ ouais y’a des influences latino mais aussi tech-house’ or whatever tu vois…
E : C’était comment d’être DJ à Chicago dans le milieu des années 90 ?
C : C’était le pied. C’était assez compétitif, car il y’avait plein de DJs qui non seulement faisaient du son mais étaient aussi en train d’être reconnus comme appartenant à la second vague ou generation de Chicago house. Donc t’avais Paul Johnson, Gene Farris, Spencer Kidds, le crew Relief et bien évidemment l’incroyable Cajmere aka Green Velvet. Donc c’était très compétitif. Mais aussi didactique car tes potes t’apprennent des trucs ; en studio ils partagent leurs idées qui t’on plu et ils t’apprennent comment faire. Partager, certain gens ne le font plus du tout.
E : Et donc ca veut dire quoi, être un house gangster ?
S : Ca veut dire se donner à 100% pour la house. Ca veut dire rester fidèle à la vraie house. Tu sais beaucoup de gens utilisent ce terme pour désigner des trucs qui peuvent être électroniques, mais qui à mes yeux ne sont pas vraiment de la house. Mais tu sais, house music is different for everybody. Je suis sûr que pour les gens aujourd’hui, la notion de House est bien différente de celle de Marshal Jefferson. Le house gangster incorpore tout ca sans dévier. Et tu sais quoi, j’ai un single qui arrive bientôt qui s’appelle…house gangster. Il y’aura quelques remixes par mes homeboys, des mecs underground, et surtout il y’a des vocaux par un type qui parle de ce que ca veut dire d’être un house gangster. Being a house gangster, it’s keepin’ it real to house.
E: Parmi tes remixes récents, lequel préfères tu ?
S : J’aime beaucoup celui que j’ai fait pour Matthew Dear sur Ghostly International. C’est vraiment du Chicago, mais y’a aussi un côté un peu tweaky. La boucle était bonne, et elle m’a fait penser a un track que j’ai sorti il y’a 2 ans sur Robsoul, How I feel, avec le meme feeling justement, des beats Chicago et ce côté tweaky qui relevait le tout. Matthew était très content du remix, ‘c’est parfait, du funk à la Chicago, c’est exactement ce que je voulais’.
E : Quel est ton objectif pour tes DJ sets en live ?
S : D’habitude mec, mes sets sont axés sur le fun, je veux que tu t’amuses pendant la soirée en écoutant deux trois disques que tu adores, mais je veux aussi te faire écouter de la house plus récente que je ramène du monde entier. Mais c’est surtout le fun. J’adore les interactions avec le public. Je fait partie de ces DJ qui aiment être le plus proche possible de gens, et si tu viens me serrer la main ou me faire un hug ou une connerie du genre, c’est permis et bienvenu. Ca c’est de l’interaction tu vois, et non seulement je l’accepte mais aussi j’y adhère. Au final j’essaie d’être un crowd pleaser pour tous ceux qui aiment la bonne house, ma house, et donc je ne veux surtout pas décevoir. Même si je suis crevé et que j’ai dormi qu’une putain d’heure et que je suis éclaté, je vais me donner à 100%, car les gens payent pour me voir, m’écouter et danser, et vraiment, je n’aime pas décevoir sur ce plan là. Je ne dis pas que suis un DJ parfait, mais je dirais que 99.9% du temps je suis en place. Ca fait beaucoup d’années que je tourne, et tout cela ca n’est venu qu’avec l’expérience.
E : Donc, jouerais-tu la même chose à Toronto, Chicago, East London et Paris ?
S : En gros, oui. Quand je suis en Europe je sens que j’ai un peu plus de marge et je peux jouer dans un style plus relâché, par exemple avec des tools techno et lier ça avec un truc dans le style du track de Loco Dice que j’ai remixé. Je joue l’originale, mais pas comme tout le monde. J’ajoute un beat Chicago en dessous pour que tu sois genre ‘ah ouais, c’est jackin mais y’a tous ce sons chelous’. Et en fait c’est comme ça que j’ai fait le remix, je lui ai demandé ‘hey tu veux un remix ?’ Ca fait un bail qu’on se connait et il était carrément pour, même si il n’avait aucune idée avant ma demande que ce morceau m’intéresserait. ‘Mais si, envoie moi les parts’. En ce moment je fais ça très souvent, on ne m’embauche plus pour faire des remixes comme avant donc quand j’aime particulièrement un morceau et que je sens que j’ai envie d’y toucher, je demande, tout simplement. Et les gens me disent ‘j’ai pas d’argent pour te payer’. ‘Mais je ne t’ai pas demandé de la thune, juste les parts, et je te renverrai quelque chose en retour !’
OO : Comment réagirais-tu si des producteurs te demanderaient de remixer tes tracks, comme tu le fais ?
S : En fonction de qui c’est et de ce qu’il font en général, je le ferait. Ca fait toujours un mix en plus et souvent les gens sont en phase avec mon délire. Mais souvent aussi ils sont intimidés et ils ne demandent pas. Seuls mes amis les plus proches me disent ‘hey donne moi les parts ce son là, je vais le remixer’. Si ils me demandent et que je peux leur faire confiance, je leur file sans problème. Mais pas à n’importe qui. Remarque, parfois je suis curieux. Par exemple, y’a un kid Roumain qui s’appelle TBF. Il a 19 ans et il est en train de produire les trucs les plus solides que j’ai entendu en Europe, celle du bloc Est (sic), tu vois. Ces gens là viennent de se mettre à la fête avec les platines et tout le bordel. Et donc ce mec à 19 ans et il fait des trucs vraiment vraiment bons. C’est jackin’, energisé, pas techno ni electro, juste de la house pure et dure. Il me disait ‘il y’a des années que j’achète tes disques et que je viens te voir quand tu passes en Roumanie. J’adore ton son et c’est une influence majeure’.
E : On sait que la scène de Est Européenne est un terreau fertile pour la musique électronique ces jours-ci. Que penses tu de la scène de l’Europe de l’Ouest ?
S : Mec tu sais, quand ils pensent que le meilleur DJ au monde c’est Tiesto…ça s’est tellement commercialisé que ça s’est coulé tout seul. Les gens allaient voir Oakenfold à l’époque, mais tu penses qu’il vont le voir aujourd’hui, maintenant qu’ils sont mariés et ont des gosses ? C’est étrange, je ne suis pas entrain de cracher sur l’Europe de l’Ouest mais ils ont vraiment besoin d’un nouveau truc. Et c’est ce que j’essaie de faire, relancer la machine et générer quelque chose de nouveau, au moins avec mon style, car c’est celui que je connais. Donc j’essaie de relancer tout ca pour que plus de gens recommencent à être à fond sur la house tu vois. Ce mec, TBF, on a trainé ensemble en Roumanie, on est allé en after, il a joué, j’ai écouté et il était choqué, j’ai 38 ans, il en a 19, mais il était aux anges de rencontrer son idole. Pour moi c’est plus qu’être une simple influence, c’est un truc dans le genre ‘je vois ce que tu fais, ca me plait et tu peux compter sur mon support’ mais je ne vais pas me borner à jouer ses disques. On va aller de l’avant, je vais te filer un coup de pouce, tu me fais un remix et je t’en fais un, ce genre de délire.
E : Et donc que penses tu du house revival dans la scène techno et tech-house depuis un an et demi ? Est-ce une simple mode ou un véritable retour aux sources ?
S : Tu sais, ce qui est notable et amusant c’est que la house, depuis ses débuts, à toujours été là. Si tu est à fond dessus tu en profites au maximum. Si tu la négligeais pendant quelques temps t’allais vers le hip hop ou d’autres trucs comme ca. Mais par exemple, l’autre jour j’étais dans la voiture d’un pote, et truc incroyable, il me sort une casette qu’il met dans son autoradio. J’étais là genre ’wow’ alors qu’on écoutait un mix circa 95, à l’époque où Funk Phenomena est sorti. Et donc on écoute ce mix de house 95 avec Funk Phenomenon qui arrive et on se regarde en se disant ‘c’était y’a bien longtemps tout ça’, mais tu vois ca nous plait toujours, on est encore en phase avec, et d’ailleurs j’ai mis ce track dans la compile, et je sais qu’un jour je le sortirai de mon bag car c’était d’abord un hit underground avant d’exploser, whatever. Et des tracks dans cet esprit, ainsi que ce genre de house sont inoubliables, les gens s’en souviendront toujours et parfois ils les font replonger dans ces sons qu’ils adorent mais qu’ils ont délaissés ou oubliés. Et voilà le concept de Back In The Box. C’est une compile de ces années là dans les 90’s durant lesquelles le meilleur de la house est sorti.
E : C’est clair, et pour ma génération qui était encore très jeune à cette époque là, c’est intéressant de reconnaitre des beats, des samples et des gimmicks dans les 2 sets qui ont été réutilisés par plein de producteurs dits de tech house, techno, minimal house, etc.
S : Eh ouais ! En ce moment même les hipsters se mettent à sampler de l’acid et de la house. J’avais un remix de Noise Boyz (sic) de You Can’t Hide From Your Bud, avec des vocaux du mec qui chante sur Love Can’t Turn Around. Il en a fait un paquet d’édits et j’étais là ‘euh ok’. Pas jouable par moi, mais ca reste un beau tribute mash-uppé ! Peut-être que c’est de ça dont ils ont besoin. Le truc c’est que je leur ai montré que je suis toujours là. Par exemple mon remix pour Laidback Luke et A-Trak… Pourquoi en tant que DJ Sneak avoir remixé un tel track ? Je connais bien les deux, A-Trak parcequ’il est du Canada et Luke car je l’ai rencontré la première fois quand il avait 15 ans, en Hollande. En gros, ma femme et moi on adore Chromeo, alors je leur envoie un message disant que je suis prêt à remixer n’importe quel de leur tracks gratuitement, tellement ils me plaisent. Un des types de Chroméo c’est le frère d’A-Trak. Ce dernier m’envoie un message en me disant que son frère est comblé par ma demande de parts, mais me demande si je peux le remixer avant. ‘Pas de soucis, t’as quoi à me proposer?’ ‘Un track que j’ai fait avec Luke’ Comme je connais Luke c’était vraiment ‘instant connection, new generation’. Ces kids sont les DJs d’aujourd’hui, et ce sont ces kids qui disséminent mon nom à toute une nouvelle génération. Et c’est ma décision. Le track n’était pas dingue, mais j’ai utilisé l’a capella, et j’ai concocté un beat Chicago. Il me restait 2 jours à Toronto, il m’a envoyé les tracks ce jour là, et je lui ai envoyé le remix le lendemain. J’ai bossé dessus pendant la nuit et je l’ai écouté le lendemain, puis j’ai fais le mix down, je lui envoyé et ils sont là tout excités comme des gamins ! Et maintenant eux aussi sont en train de diffuser mon nom. A nouveau, je me bâtis un petite armée de producteurs et de DJs. Je pense que c’est essentiel de ‘come together’. En ce moment tout est si fragmenté et égoïste, dans le genre je suis la superstar, kiss my ass, fuck me i’m famous…allez ! Tu sais que ça été fait et refait. Il est temps d’oublier tout ca pour permettre à la nouvelle génération d’émerger, mais aussi d’influencer cette génération à rechercher la variété. Pas que de la minimale ! Les mecs de Chicago bossent avec ceux de Detroit, ceux-là bossent avec les types de New York, New York bosse avec Chicago, c’était comme ca avant. Après ca a été Chicago avec Londres, Paris, et le monde entier. En voyageant j’ai rencontré beaucoup de kids en train de faire des choses vraiment bien. Aujourd’hui c’est T.B.F., il y’a 10/12 ans c’était Ian Pooley, Daft Punk, Basement Jaxx, tous ces mecs achetaient mes disques et appréciaient mon son.
E : Tout à fait. Ce qui m’a plus avec ce mix ce ta sélection de morceaux sortis quand j’étais super jeune et que j’avais autre à faire de checker les sorties funky house (rires).
S : Ben voila ! Il en reste encore des producteurs de house, et c’est clair que je ne suis pas le seul qui est consciencieux et passionné, mais j’ai l’impression que je suis au premier plan en ce moment.
E : Et donc quels sont tes plans pour le futur ?
S : Je veux des nouveaux albums, des compilations, plus de remixes, de collaborations, tu sais, je suis grand ouvert en ce moment. J’ai signé nul part, et j’ai le contrôle sur 100% de ce que je fais. Bien sûr j’ai un management qui s’occupe des formalités, mais mon blog et d’autres truc encore, ce sont des jobs que je fais tout seul. Pour moi, demander des tracks aux gens, c’est un peu comme aller au boulot, et ça marche tu sais. Si t’as pas d’argent, pas de problème, tu me feras un remix, qu’en dis tu ? Et puis voilà. Ce genre d’attitude doit redevenir monnaie courante. C’était comme ca ‘back in the day’. ‘Hey j’ai un track, vas-y prends la DAT avec le sample !’ Maintenant c’est plutôt ‘balance moi le tout via email’ ! L’autre jour d’ailleur, j’ai fait un track via Ichat avec mon pote Junior Sanchez. J’avais mon laptop ouvert, il avait le sien dans son studio, j’ai commencé à bosser sur un track, je lui envoie, je peux le voire en train de trafiquer le sample sous ProTools, il me le renvoie, je bosse à nouveau dessus et hop ca part dans l’autre sens, etc. On a passé 15 heures sur I chat à se renvoyer des parts, et comme ca on a pu développer 3 idées pour 3 tracks différents. Personnellement je préfère les studios et tout le bordel, mais si bosser de chez soit est devenu possible, pourquoi ne pas le faire ?
Tout ca pour dire que je suis loin d’avoir dit mon dernier mot. Je pense que j’ai le vent en poupe à nouveau, et je veux aller le plus loin possible, au moins jusqu’à ce qu’on m’entende comme tout le monde. Pendant un temps c’était juste la trance et l’electro, c’était ce que les gens voulaient écouter. L’ère de l’electro house, du nu rave, j’en m’en fous complètement. J’en ai vraiment marre de cette merde. Désolé d’être aussi direct. Mais je n’ai jamais apprécié ce son, je ne le supporte pas. Puis la minimale est arrivée et j’étais là ‘OK Booka Shade c’est cool, ca change un peu la donne », puis les choses se sont minimalisées encore plus et je me suis que ca sonnait drôlement comme de la house alors allons-y ! C’était mon point de départ en quelque sorte. Si j’étais en train de surfer, j’étais déjà dans l’eau, prêt à me lancer sur la vague. Là je surfe et j’essaie de continuer sur ma lancée. J’aime remixer de la minimale car je peux y injecter du funk. Sérieusement, j’ai tout appris en écoutant des mecs comme Adonis, JP, Ralph Rosario et j’ai rencontré tous les géants de Chicago, Fast Eddie, Tyree Cooper, toute la première génération qui faisait du très bon son. Et ça m’a touché. C’était moi le gamin de 19 ans, et eux qui avaient la trentaine et me disaient ce qu’il fallait faire. Maintenant, c’est moi qui donne les conseils. Je veux juste que de le bonne musique sorte. Avant la house et tout ce qui va avec il y’avait le funk, la soul et le disco. Qui fait de la musique comme à l’époque aujourd’hui ? Personne. Tout le monde se dit ‘back in the day it was the greatest day’ car les gens étaient prenaient la peine de faire venir des gens chanter et jouer des instruments en studio, et ça, ça va loin. C’est pourquoi même si James Brown est mort, tu peux toujours écouter ses morceaux aujourd’hui et te dire ‘that’s some serious funk right here’. Il faut être capable de se dire la même chose avec tous les genres de musique, et j’essaie juste de faire ma part des choses avec la musique que je connais et que j’aime.
Pour finir voici un extrait du CD2 de la compile en question, si la sauce prend courrez vous la procurer!
Dj Sneak – Back in the Box CD2 extract [NRK]
Here’s a preview of Sneak’s brilliant mix. Run get it if ya dig it!
DJ Sneak, originally from Puerto-Rico , moves to the US in the mid-80’s. During the mid-90’s, at the height of the second wave of Chicago house, Sneak becomes one of the key players in that scene. During these productive years, he’s propagated a wide array of Chicago styled house, such as filtered, hard, jackin’ and funky variants thereof. One might say that these genres have since gone overboard, but a lot of the essential tunes from the 90’s bear Sneak’s mark. I know funky house can be more reminiscent of Hed Kandi parties for jet-set trash than a Get The Curse afterparty in a creepy East London venue.
However, one morning in august 08 at a festival in Romania, Sneak shares the bill with Villalobos for a three hour long back to back set. The session is now the stuff of legends. Housey grooves being back in fashion and the Latino connection between these two being there, the magic happens. House gangster and trippy Shaman united produce what Sneak later calls a ‘historical moment’. From there on, his comeback on the remix circuit has not gone unnoticed, since a Sneak remix is synonymous with Chicago beats, i.e.¨proper jackin’ and funky grooves. In a sense then, Sneak’s comeback is both part and parcel of the recent house revival.
That’s why we can only approve of NRK’s decision to make the Original House Gangster responsible for the latest ‘Back in the Box’ mixed CD compilation. Obviously, the end result is an awesome rewind of jackin’ and funky House from 1992 to 2000. At the beginning, names like Mousse T and Bob Sinclar made me slightly worried. OK, there ain’t no fucked up build-ups or spacey arpeggios. But there are irresistible beats and phat grooves, and pretty jackin’ they are! It’s proper energizing, a refreshing change from straight techno, plus it’s not uncommon to recognize tiny snippets or samples from the tracks selected which have been used and re-used by later techno or tech-house producers. Good stuff.
Thus, during a recent trip to London as part of his Back In the Box promo tour, we had a little chat with Sneak.
Cheers to Dean Dispersion, Nick NRK and Mistah OO.
E : After a grand come-back on the remix circuit, you start 2009 in style with your Back in the Box. I’m going to start by asking you, what did you enjoy the most about this project?
S: Everything man. From picking the music to actually putting it together. The music was kinda easy to pick cause the past 2 years I’ve playing at lot of these records, all made between 95 and 2000. A lot of records that when people hear them they say “oh yeah I remember Sneak played this record in 97 in this club whether it be here in London or Paris, whatever”. So sort of like things that people remember, and signature songs, even if they’re not tracks that I personally made, it’s songs I was playing all the time. It was fun all around putting together. I had a list and a board, and put all the names up there and played scrabble with this shit, you know, move it around, from this to this to this. Kinda knocked it out pretty quick.
E: So basically there wasn’t a lot of crate digging, you knew what was going in the mixes from the beginning.
S: Yeah I waited for wav files for a bit, cause all my records from there are on vinyl. I take care of it pretty well, it’s generally in good condition and sometimes I have 2 or 3 copies of the same record. So I found the cleanest one, cleaned it and recorded it, maybe create an edit or something, you know, create a break. Some of these records were different back in the day. So it was fun man, it was like putting a little puzzle together.
E: So you recorded the mix on CDJs?
S: Yeah. CDJs straight to an Edirol digital recorder. But it was live, no tricks, special effects. It was like I’m gonna play around this a bit. And then it was like I’ve got the music, everything is cool, spliff, boom boom boom boom boom. One day one CD, next day next CD.
E: Is there a difference between CD1 and 2?
S: Not really. The most difficult thing was only to be limited to 75 minutes.
E: We know you enjoy your long sets!
S: Yeah, I enjoy long sets, and there was so much of that era that I couldn’t put in there, you know, but I wish I could have. My original list was really huge. I mean it was kinda… it was easy in one way but it was difficult not to have certain of the songs that I really wanted in it.
E: So which is your favorite track in the mix?
S: I’m not going to pick this one or the other man. All of them, absolutely all of these tracks I was playing at one point in my career, and playing it good. Maybe had a promo of it before it came out And also, all of them really do mean a lot to me. Obviously some of the early ones, like Cajmere fet Dajae – Brighter Days that was actually a 1992 record the first release, and then it got released again. There was also a lot of 95 96 97 that was…perfect man.
E: How would you define sound these days?
S: Right now? Besides the way that technology’s changed things, I think I still I pretty much have that Sneak sound, you know what I’m saying. I mean, I haven’t crossed too much into other things that I’m not comfortable with. Even those remixes that you mentioned earlier (Loco Dice, Sebo K), sure, they’re techno guys and they’re like minimal guys, and all that stuff but all those guys bought my first records, which were sort of like that too. Some minimal house, some tech house, some Chicago jack, some filtered house, you know, so it’s weird, it’s a weird combination but I sort of tracked down all of that sound into my own again.
E: Where do you draw your influences from when producing and remixing?
S: It’s weird man cause I live in Toronto, and I’m sort of like one of the only guys there that kinda does this stuff. I think I draw them more from when I go on tour, I like to play long sets, I meet interesting people, I find myself in these crazy scenarios with people that I don’t even know! I’m just in somebody’s living room smoking a spliff in the middle of frickin’ nowhere you know, I mean, so, sometimes, that kinda comes into play, but for most part I just want to make good house music man. So I sit there in the studio and think to myself ‘what do I want to try today’, and I know that I have soundbanks of samples and drums. Sometime I can play a record and be like ‘yeah I really like the texture of this record, I wanna make something like this’. And then I create something similar but different. So inspiration comes from everywhere.
E: To what extent does your Porto-Rican identity play into that?
S: 100% man. I still love my Latinism, I love drums and there’s plenty of drums man, you know what I’m saying and I kinda put a bit of latin influence in stuff, you know what I mean. I learned from French guys actually about texture, and my texture is Latin, so that’s the texture I put…sprinkle it here and there in the tracks, yeah? So you go like ‘yeah it kinda has a latin influence but it’s kinda tech house or whatever’.
E: And Chicago….how was it being a DJ in Chicago during the 90’s?
S: It was good. It was very competitive cause there was a lot of other DJ’s that they were around that were sort of also making music and also being recognized as that second wave or generation of Chicago. So you have Paul Johnson you have Gene Farris, you had Spencer Kidds you had the Relief crew, and obviously Cajmere/Green Velvet who was incredible, so it was sort of very competitive. But also educational because you learn from your friends, you share certain things that they might do in the studio that you might like and they just teach you, you know what I mean. Kinda share things around. Some people, some people don’t really do that.
E: So what does it mean to be a house gangster?
S: It means to give 100% to house music. It means to be true to true house music. You know, a lot of people call house music house music, you know, but it’s electronic music, but it’s not what I consider house music. And house music is different for everybody you know. I’m sure what Marshall Jefferson thought was house music, it might be different to what people think is house music today. A House gangster keeps it together. I actually have a single coming out soon called house gangster. It’s got a couple of my remixes of a couple of my homeboys, underground guys, and its got vocals about a guy that talks about what it is to be a house gangster. It’s keepin it real to house man.
E: Out of your recent remixes: which one are you the proudest of?
S: I really like the Matthew Dear remix I did for Ghostly International. Cause it’s really Chicago, and then a bit of tweakyness here. The loop was good, it reminded me of another track I did, How I Feel (on Robsoul), it had that same feeling, really good structure and Chicago beats and really tweaky sound that kinda gave it the edge. When I did the remix for Matthew he heard it he was like ‘that’s perfect, that’s what I wanted, some Chicago funk into it”.
E: What are you trying to achieve when you’re playing live?
S: Usually man my sets are about having fun, about having a good night hearing a few good records that you really like, introducing some of the newer house music that I gather round the world, but mostly it’s about having fun. I love to interact with the crowd. I’m one of these kind of DJs that like to be right there in front, and if you go shake my hand or give me a hug or some shit that’s cool. That’s interaction, you know, and I accept it and I embrace it a lot. And, at the end of the day I try to be a crowd pleaser for people that like good house music, my house music, so I mean I never like to disappoint, even if I’m tired and I slept one fucking hour man and I’m beat up, I will give 100%, because people pay money to see me or hear or experience or whatever and I just don’t like to disappoint, I’m not saying I’m a perfect DJ but I would say 99.9% of the time…right on dude. It’s been a lot of years now, and its only come with experience.
E: Would you play same thing in Chicago, East London and Paris?
S: I do. When I’m Europe I can play about a little more around and be more loose so I’ll stick a bit of really cool techno tracky track with something that sounds like…the Loco Dice song I remixed, cause I play the original. But I don’t play the original like everyone else does, I will put a Chicago beat under so you’ll be like ‘oh yeah this is jackin but theres all that weird stuff’. That’s how I did the remix, I asked him I was like ‘hey you want a remix?’ He was like..sure! I’ve known him for a while, so he was like yeah sure I didn’t think you’d wanted’…so I’m like yeah send me the parts. These days I’m doing that a lot, I’m not getting hired to do remixes like I used to so when I really like a track and feel like I want to touch it I just ask man, and people are like ‘I don’t have money’, ‘but I didn’t ask you for money just give me the parts’, I’ll give you something back.
OO: How would you react if people asked to remix your tracks?
S: Depending on who it is, and the style they do, I would do it. It’s an extra mix and sometimes people feel the same way I feel…but a lot of times they feel intimidated and they don’t ask, only really really close friends of mine are like ‘hey give me the tracks of that, let me do a remix for you’, and if they ask and I can trust them that they do something good, I will give it to them. Not just anybody, but sometimes I’m curious. There’s this kid called TBF from Romania, he’s 19 years old, and he’s coming up with some of toughest house shit that I’ve heard from Europe, Eastern bloc Europe, you know what I’m saying, these people just now got decks and parties and shit you know. So this guy is 19, he’s making some really really good stuff. Jackin’, energetic, it’s not techno, it’s not electro, its straight house, because he says ‘I dunno how many years ago I buy your records, then you come to Romania and I keep buying your records and I really love your sound and it makes me wanna make stuff you know.’
E: What about Western Europe, what’s your take on the scene there?
S: Dude, you know, when they think that the best DJ in the world is Tiestoo, its actually just commercialized so much that its burned out. People used to go see Oakenfold, they’re not gonna go see Oakenfold now, these people are married and have kids! It’s weird, I don’t want to diss the western world but they just need something new man. And this is what I’m trying to do, I’m trying to kick start something again, at least with my style because I know my style, so I try to kickstart again to try to get more people to get more into it again you know. This TBF guy, I met him the first time two months ago, he was so in shock. He’s 19, I’m 38! And he’s there and I’m like his idol. We hang around and we go to afterhours drink, he played, I was listening to him, he was like it’s so good man. And that’s giving more than influence you know, that’s actually me saying I hear what you doing and I like it and I’m gonna support you through it. Its more than saying ‘im gonna play your records’, but rather like ‘keep moving and I’m gonna help you and you do a remix for me I’ll do one for you’, that kinda thing.
E: What’s your take on the house revival, is it a proper return to origins or just a passing fad?
S: You know the funny thing is that house music since the beginning has always been around. If you really wanted, you’d go for it. If you forgot about it and went some other way for a little while, you went to hip hop or you went to other stuff…But for instance I couldn’t believe it, the other day I was in my friends’ car, he pulled out a cassette and put it in his cassette player in the car and I was like ‘woow’ and we were listening to this thing from around the time where Funk Phenomena came out, 95ish, so we’re listening to the set from that time and we’re both listening to the Funk Phenomena being mixed into it and Wally and turn to each other and go ‘that’s a looong time ago’, you know what I’m saying, but we were still good with it, and I actually got that in my box and I’ll put it out someday cause it was an underground hit for a bit and then it blew up, whatever. And things like that people will always remember and the house music like this is what kinda sometimes reminds people to get back into something they maybe used to really love but they forgot about. Back in the box is like that man, this is that. This is a compilation of the years in the 90’s where some of the best house music came out.
E: Yeah I could recognize some tracks in there that have been re-used by many producers since then.
S: Yeah, even the hipsters now, they’re sampling some acid house stuff, some house stuff, I had a remix from Noise Boyz (sic) of You Can’t Hide From Your Bud, and it had a famous a capella guy, the guy from Love Cant Turn around. He a bunch of edits and I was like ‘ok well’…Not playable for me but it’s still like a mash-up tribute type stuff… Maybe that’s what they need. The thing is that I’ve shown them I’m still here now, right, so for instance, my remix for Laidback Luke & A-Trak, you know that’s a really odd one. But why? Luke is another kid that I met in Holland years ago when he was 15, going to parties that I was playing at and has grown into his own sound. And A-Trak which is a scratch DJ from Canada which I also knew… I sent an email to A-Trak’s brother who’s the lead singer of Chromeo, saying I really like your shit and my wife too, I will do a remix of any of your songs for free, ask, cause I like it. Then A-Trak hit me back saying hey ‘my brother told me that you emailed him he’s all crazy about it, but would you do me a remix before you do his?’, and I was like yeah, what have you got? ‘this track with Laidback Luke’ and I know Luke so instant connection, new generation. This is like the DJs of now, these are the kids that now are pushing my name to a whole new generation. And this is my decision. The track wasn’t all that, but I was like ok I can take the a capella, make some Chicago shit.. And I swear to God man I’m not shitting you, I said I’m going out of town in 2 days, send me the parts today, the very next day I gave him the remix. I worked over night, listened to it the next morning and mixed it down and sent it to them and they were screaming like crazy kids. And now I have them pushing as well. I’m building a little army of people again.
It’s so separated and selfish right now, I’m the superstar kiss my ass and fuck me I’m famous…please! You know that’s done. It’s time to put that away and let the new generation come and maybe influence that generation to have a bit more variety. Not just minimal. Chicago guys work with Detroit guys, Detroit guys work New York guys, New York works with Chicago, that’s how it was, then it was Chicago with Lodnon, Paris, it’s always been like, across the world, because when I travelled and met all these kids it was like that and found a lot of kids that were doing good stuff. You know today it’s TBF, ten year ago 12 ago it was Ian Pooley, Daft Punk and Basement Jaxx you know, all these guys that were buying my records.
E: Indeed. Your mix put us in touch with sounds we would never have been to remember otherwise, cause personally I was too young to go clubbing in the mid 90’s!
S: There you go. I mean they are still people left over, I’m not the only house producer left over and I’m definitely not the only one that still cares but I feel like I’m in the forefront right now. If people gonna look out to me then that’s a good thing man.
E: So what are your plans for the future, carry on?
S: Yeah I want new albums, I want more compilations, more remixes, collaborations, you know I am wide open right now. I’m unsigned, I control 100% of me and what I do, I do have management that takes care of stuff, whatever, but what I do, the blog and other things, they’re jobs that I do on my own, I just go for work asking people for tracks, and that works you know. If you don’t have money, cool you’ll do me a remix, how about that? And that’s that. And this what needs to happen more, more often. This is what used to happen back in the day man. ‘Hey I got a track, use the DAT with the sample, here you go’. Now it’s like phew, send that shit via email…Actually I was doing a track with Junior Sanchez, I had my laptop open, he had his laptop in his studio, I did some shit, sent it to him, looking at him grab the sample, throw it into ProTools, OK, bounce it back to me again, tulululu, OK bounce it back, we spent like 15 hours talking t on I chat and sending shit back and forth, and like that we did like 3 ideas for 3 different tracks. I personally still like studios and desks, all that shit, but if this is the new way, you work out of your house, then that’s the way it is man. I’m by all means not done man. I think I just got a second win and I’m gonna push as much as I can, until I’m at least being heard like everybody else. Cause for a while it was just like trance and electro that’s what people wanted to hear. House is just house music man. The era of electro and everything I can’t care less for. I’m so sick of that shit. I’m sorry that I’m so straightforward. I can’t take it, I never liked it. And then minimal came and I was like OK Booka Shade, cool changing things a little bit, then it got a little more minimal and I was like ‘that actually sounds like fucking house music to me’, let’s go, and that was my cue to it. I really like the minimal because I can plug some funk into it. If I was surfing, I was in the water ready, see the wave and feeeeew so I’m on the wave right now and I’m trying to keep it going. Seriously I learned from listening and then I met these guys like Adonis, JP, Ralph Rosario, I met all the Chicago giants, Fast Eddie, Tyree Cooper, all the first generation guys that were making really good shit. And I was touched. I was that kid that was 19 and they were then in their 30s and they were like you gotta do this you gotta do that and I was like shit. Now I’m that guy. I just want good music to come out. Back before house music and stuff it was like funk, soul, disco…. Who makes music like that? Nobody makes music like that anymore and this is like ‘well yeah back in the day it was the greatest day’ yeah because people used to care about that shit man cause they care about going to the studio and having people coming and singing and playing instruments, that goes a long way. This is why now even though James Brown is dead you can still listen to JB today and b like that’s some serious funk right there, you gotta have that with all kinds of music, I’m just trying to do my part with the music I know.

February 25th, 2009 at 10:37 am | sam says
House Nation!
February 25th, 2009 at 11:12 am | kraeger says
100% genial !
February 25th, 2009 at 12:45 pm | oli says
big up
February 25th, 2009 at 1:27 pm | Hugo says
Wow DJ fucking Sneak man !Ca faisait un moment que j’attendais qqch comme ça sur GTC. Parfait.
Vivement qu’il amène cette gangsta merde le 13 mars.
February 25th, 2009 at 7:37 pm | trotro says
woop woop http://www.youtube.com/watch?v=inYRqoQdjv8
February 25th, 2009 at 10:50 pm | clement says
je me sens pas forcemment proche du côté “strictly house / keep it real” surtout quand j’écoute l’extrait, c’est bcp trop latin-pumping-funky house pour me faire vibrer mais j’aime bien son discours et sa démarche éducative.
House gangster, ouai ça lui va bien
February 26th, 2009 at 12:56 pm | Dahut says
Yeaaaaaaaaaah il était temps!
February 26th, 2009 at 1:55 pm | Onirk says
E: So what does it mean to be a house gangster?
S: To be like my man Ed Isar!
avoue Ed, avoue que tu l’as reve’
February 26th, 2009 at 2:56 pm | boulgourmort says
superbe l’interview du tonton Sneak !! et merci pour TBF !!! ça tue !
February 26th, 2009 at 7:14 pm | leo says
grave TBF ça joue pas…bravo pour l’interview c’est du lourd!
March 25th, 2009 at 3:18 pm | Vinz says
Et il dit vrai, c’est grâce a lui qu’on a commencé a vendre des disques…
Et chaque fois qu’il est pas loin de chez nous il appelle pour prendre des nouvelles ou pour qu’on se croise!
Il fait ce qu’il dit !
March 30th, 2009 at 10:38 pm | Manu says
Superbe interview du boss de la vrai house festive, j’ai 44 ans et ce qui s’est passé les deux dernières années m’a tout simplement donné envie d’arreter de jouer car on a perdu l’essence de la fête, la musique est de bonne qualité mais on a perdu le groove et le coté festif…du coup ça ne dance plus, ça ne sourit plus et c’est dark…
Dj Sneak est de retour sur le devant de la scène et c’est tant mieux, il ne manque plus que Todd Terry se remette à faire des tracks comme il les faisait jusqu’en 1995 et on repart pour 5 ans…
March 4th, 2010 at 12:40 pm | Playlist #36 : To The Top (FR-EN) « Get The Curse says
[...] avoir interviewé Sneak je me suis interessé à ces nouveaux producteurs de house comme TBF ou…Kenny Fitz. Ici ce [...]