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Des fois (souvent), les commentateurs de foot utilisent des formules pleines de bon sens pour dire des choses toutes connes mais tellement vraies. Par exemple, quand une merveille de jeu en triangle se conclu par un but, le journaliste dit “c’est si simple le foot quand il est joué comme ça”. Et bien avec Remote, on a envie de dire pareil: c’est si simple l’electro quand c’est produit comme ça. A chaque morceau, Eric et Seb savent taper pile là où ça fait mal. C’est l’efficacité crasse qui prime ici. On fait l’économie des petits bruitages inutiles, on se concentre sur 2,3 larsens destructeurs et sur un kick lourd et rond plein d’énergie destructrice et de haine gratuie. Et le pire, c’est que ça marche.

L’écurire Kill The Dj, jamais avare de bonnes prods a su récuperer la bête et nous sortir cette année leur premier ep, “Get a real Job” manifeste acid electro, enragé comme il se doit. Le suivant devrait sortir rapidement, en janvier si tout va bien et les plus fins l’auront peut être déjà écouté sur le site de Dimuschi (chez qui ils se produiront le 8 décembre)

En attendant, voici une mini interview d’Eric, moitié de RemoTE, une grande gueule passionnée comme on aime.

Quel a été ton parcours musical jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai commencé à produire de la musique électronique en 1998-99 sur un label qui s’appelait Pamplemousse. A cette époque là j’ai sorti quelques maxis sous le nom de joe zas. J’étais accessoirement directeur artistique du label. Après quelques années de bons et loyaux services, et quelques embrouilles, j’ai décidé de monter Henry Goes Dirty avec deux autres potes. On a sorti alors le maxi « No Lies » sur Pôle Nord et quelques semaines plus tard, on a trouvé un deal de license chez Barclay. Malheureusement le chanteur a voulu changer d’air ce qui a fait capoter le projet quelques semaines apres la signature. C’est parallèlement à cette époque qu’on a rencontré Jennifer (NB : Cardini) par l’intermédiaire de Barclay qui nous ont branché sur la reprise de Lio. Entre le featuring de Cardini, le morceau « sink » compilé par Ivan Smagghe, et quelques booking en tant que dj, je commençais à m’égarer avec Henry Goes Dirty parce que le projet rock initial était en train de dévier pour devenir une espèce d’entité electro. Donc j’ai monté Remote avec Seb qui était l’ingé son du groupe.. On a commencé en sortant un remix de « Amoureux solitaires » sur Kill the Dj et c’est comme ça qu’on est resté connecté pour faire le maxi « Get a real Job » qu’on a sorti assez longtemps après finalement.

Ce maxi a été plutôt bien accueilli avec notamment Teaser qu’on a entendu un peu partout. Toi tu en a été satisfait

Oui c’est un morceau qu’on a composé il y a 3 ans ! Pour toute la partie Acid du maxi (les morceaux « Twilight » et « Trafalgar »), on était dans une mouvance, old school acid house et je regrette que ça ne soit pas sorti un peu plus tôt pour mieux coller à l’air du temps. Par contre « Teaser » est un morceau assez intemporel, un peu hors des formats connus. Il a ces petites réminiscences italo sans pour autant rentrer dans un cliché. Il est à 116 bpm … je le situe à mi-chemin entre l’electro funk et la techno. Kill The Dj en était super content et il y a eu pas mal de feedbacks positifs de la part de Dj influents donc on était forcément content !

Qu’est ce qui vous a poussé finalement à proposer vos services à Kill The Dj ?

On aime beaucoup les artistes qui y sont affiliés notamment Ivan que je respecte beaucoup en tant que Dj. J’ai aussi découvert ce que faisait Chloé …. En tout cas, ce label correspondait tout à fait à mes affinités musicales. Par ailleurs, j’étais aussi intéressé par le fait d’accéder à tout ce réseau de booking . Mais bon, je dois avouer que ça ne se passe non plus exactement comme je l’espérais à ce niveau là. J’ai l’impression qu’on a du mal à faire notre place …

Vous avez fait quelques dates à Paris cette année, avec des hauts et des bas notamment lors de votre prestation au point Ephémère qui était vraiment cool au début mais qui a malheureusement du s’arrêter à cause du son qui a planté ensuite. Qu’est ce qu’il s’était passé ?

Il faisait tellement chaud que les ordis ont planté tout simplement. Ça m’a saoulé ça c’est sûr !

On avait bien apprécié aussi votre perf à la Dimuschi de février dernier…

Oui c’était notre premier vrai live. On avait aimé aussi mais c’est devenu beaucoup plus affiné depuis.

C’est quoi votre actualité musicale d’ici la fin de l’année ?

On a un maxi qui devrait sortir bientôt et on a déjà de super feedbacks de la part des gens qui l’ont écouté. On a beaucoup de morceaux comme tu as pu l’entendre en live mais on en jette aussi beaucoup, on veut garder la crème uniquement.

Est-ce que vous allez poursuivre aussi les collaborations comme avec Jennifer ?

Je ne sais pas trop, pour l’instant on a rien vraiment de prévu de ce côté-là. Enfin j’ai proposé à Ivan (NB Smagghe) d’écrire un texte et pourquoi de venir le lire sur un de nos morceaux, je pense que ça rendre bien. En plus j’aime bien ce mec là malgré pour son côté décalé et malgré sa mauvaise réputation ! En tout cas, j’ai du respect artistiquement pour lui. C’est vraiment un mec qui a sa place dans le monde de la musique. Son parcours aussi est interessant. Je me souviens quand il était vendeur chez Rough Trade, il parlait tellement mal aux gens,…. Sinon pour en revenir aux collaborations, on a voir ce qui se présente à nous mais disons que je ne cherche pas spécialement. La priorité, c’est d’être indépendant au maximum.

Je te sens un peu déçu par rapport à certaines expériences que tu as eu avec le monde de la musique.

Clairement, ça n’a pas été facile pour nous et ça l’est toujours pas. C’est un milieu très politique, on a l’impression que les gens sont dans la musique mais qu’ils s’en foutent. Il y a trop d’imposteurs dans ce milieu et c’est vrai que je suis un peu amer plus par rapport au business que par rapport à la musique en elle-même. Heureusement, il y a quand même des bons gars comme Siskid qui sont droits dans ce qu’ils font. Pareil en ce qui concerne les gens de Dimuschi avec qui j’ai d’excellentes relations que ce soit business mais surtout hors business.

Myspace de Remote au passage

Interview Clems

initialement publiée sur nightsystem.com

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